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Nouvelles tendances du tourisme en France : vers un littoral plus attractif

Vous cherchiez la côte de la Manche ou la Bretagne pour fuir la canicule? Vous n'êtes plus seul·e.

mis à jour 22 août 2026

Nouvelles tendances du tourisme en France : vers un littoral plus attractif

La carte touristique française s'élargit entre Manche et Bretagne

Selon l'Alliance France Tourisme, qui a publié le 20 août 2026 ses premières tendances de l'été dans l'hôtellerie française, la carte des destinations porteuses se redessine en profondeur — et cela rebat quelques habitudes bien installées.

Ce que dit l'étude

Le think tank, qui réunit les entreprises leaders du secteur, identifie trois dynamiques convergentes. D'abord, une chaleur historique: juillet a affiché une température moyenne de 24,9 °C, jamais mesurée en France, qui pousse la demande vers les littoraux de la Manche et la montagne. Ensuite, des arbitrages de pouvoir d'achat qui décalent une partie des départs vers juin et septembre. Enfin, le haut de gamme, tiré par les clientèles internationales, continue de hisser les prix.

Les chiffres le confirment: 79,1 % d'occupation en juin dans l'hôtellerie française (+1,3 point par rapport à 2025), pour un revenu par chambre disponible en hausse de 3,7 %. Juillet prolonge la tendance avec +0,9 point d'occupation et +3,3 % de RevPAR. Paris conserve son rôle de locomotive, dopée notamment par la relocalisation de l'Esports World Cup, qui a fait grimper l'occupation du 15e arrondissement de 4,3 points en juillet.

Le cœur de saison, en revanche, marque une pause. Du 1er au 17 août, l'occupation nationale recule à 72,5 % (-0,7 point), avec un RevPAR en baisse de 1,5 %. Deux facteurs pèsent: le regain de tensions géopolitiques depuis juillet, qui renforce l'attentisme des clientèles du Golfe, et l'incendie de Gironde, déclaré le 22 juillet et maîtrisé au début du mois après avoir touché environ 42 000 hectares — il a coûté dix points d'occupation au département.

La nouvelle équation atlantique

C'est l'enseignement le plus frappant pour nous, amoureux de la côte atlantique. La Bretagne s'impose comme la grande alternative de l'été, avec 1,6 point d'occupation supplémentaire en août et un RevPAR en hausse de 6,1 % par rapport à 2025, de 19 % par rapport à 2024. Mieux: la dynamique dépasse le seul littoral breton, dont l'occupation dépasse 90 % au cœur de l'été, ce qui montre que l'arrière-pays profite aussi de la vague. Les Alpes du Nord confirment dans le même temps leur statut de destination bi-saisonnière, avec un RevPAR en hausse de 22 % en juin.

Pour les propriétaires de chambres d'hôtes et les voyageurs que nous sommes, le message est limpide. La demande se redistribue, le haut de gamme parisien tire les prix — comme le souligne par ailleurs Hospitality ON au sujet du rôle moteur du luxe — et les destinations atlantique peuvent espérer une montée en gamme, à condition de soigner l'expérience.

Un signal local invite cependant à la vigilance. Un titre relayé sur horticulture-abadie-pyrenees.com évoque une forte baisse de fréquentation en Charente-Maritime lors des dernières vacances d'hiver 2026. La donnée mérite confirmation, mais elle rappelle qu'entre deux saisons, l'équilibre peut basculer.

Slow tourisme: ce que vous pouvez en faire

L'enquête de TF1 Info, qui donne la parole à des Français cherchant « la tranquillité » cet été, confirme ce que les chiffres traduisent à plus grande échelle: les vacanciers arbitrent désormais en faveur du calme et du rythme.

Deux leviers pratiques se dessinent pour préparer vos séjours. Premièrement, visez juin ou septembre: les chiffres montrent que ces mois captent l'essentiel de la croissance, quand le cœur d'août stagne. Concrètement, vous profitez d'une météo encore douce, d'une mer agréable et de maisons d'hôtes moins saturées. Deuxièmement, profitez de l'élargissement de la carte: la Bretagne et la Manche offrent des liaisons ferroviaires courtes depuis La Rochelle, parfaites pour des itinéraires combinés sans avion.

C'est pourquoi cette saison valide, par les données, une intuition que nous défendons depuis longtemps: un tourisme plus lent, plus local, plus respirable n'est pas une posture — c'est désormais une tendance lourde, mesurée et publiée par les professionnels du secteur. À nous de la prolonger dans nos choix de réservation.